olivier taduc ; dessinateur BD ;
Olivier Taduc //
Français d'origine vietnamienne - d'où la
majuscule centrale de son patronyme -, Olivier TaDuc est né à
Perreux-sur-Marne le 5 mars 1962.
Après avoir abordé les études de médecine, il bifurque vers les arts
plastiques et rencontre Dieter qui lui écrit quelques scénarios
d'histoires complètes pour le magazine TRIOLO (La Forêt de Nouhaud, à
partir de 1986). La réalisation d'un ouvrage publicitaire lui est
commandée par le Syndicat des Eaux de France (La Légende du porteur
d'eau, 1987). Il partage ensuite un atelier avec Thierry Robin et
Pierre-Yves Gabrion.
Sur scénario de Dieter, il commence pour les éditions Glénat une saga
historique prolongeant celle du célèbre Mandrin : Sark (L'Entaille, en
1990, et Camisards, en 1991). C'est chez Delcourt qu'on le retrouve
ensuite où il assure la succession graphique de Siméoni pour les trois
derniers volumes des Voyages de Takuan, écrits par Serge Le Tendre : La
Voix de l'ours (1994), La Source noire (1995) et La Mère des douleurs
(1996).
Séduit par un artiste qui réalise régulièrement un album annuel et
évolue vers un style de plus en plus original, Le Tendre lui propose de
créer ensemble une série sur un thème qui pourrait lui être cher. TaDuc
souhaite relier ses deux sujets de prédilection : le western et les
arts martiaux, d'où l'idée de développer un personnage chinois
participant à la conquête de l'Ouest américain et montrant certaines
coulisses, pas toujours très glorieuses, de celle-ci.
Après s'être quelque peu documenté sur l'immigration chinoise en
Californie, Le Tendre s'enthousiasme pour une matière aussi riche en
éléments dramatiques peu exploités et le premier Chinaman paraît en
1997 aux Humanoïdes Associés. Quelque peu perdue dans le catalogue
futuriste de l'éditeur, cette remarquable reconstitution historique
passe en 2001 aux éditions Dupuis avec son cinquième titre, les quatre
précédents et les volumes ultérieurs que l'on peut espérer nombreux et
de parution très régulière.
TaDuc a su se forger un style qui le range parmi les grands maîtres
réalistes du genre : Jijé, Giraud, Hermann. Il nous apporte une
nouvelle vision du Far West où l'on découvre les combats quotidiens des
plus humbles figurants de la légende.