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JeanJacques
4 mars 2008

Hommage a ROBA jean ; dessinateur de boule § bill.

Roba,       Jean.image_587
   

4623
Scénariste Dessinateur
Né le       28/07/1930 en BELGIQUE
Décédé le       14/06/2006

 
Jean Roba est né le 28 Juillet 1930 à Schaerbeek       (Bruxelles). De son enfance dans une banlieue de Bruxelles, il gardera un       dégoût profond à dessiner les buildings, les aéroports et le Panthéon. Sa       vocation est extrêmement précoce puisqu' à trois ans, il dessine déjà les       bateaux ... à l'envers (les mouettes en bas, la mer en haut). Après avoir       fait l'apprentissage de toutes sortes de techniques avec les "vieux de la       vieille" dans la gravure et l'imprimerie, il débute vers 16 ans dans la       publicité comme dessinateur, puis chef de studio de création. Il collabore       à "Spirou" à partir de 1957 avec des illustrations pour "Bonne Soirées",       contes, nouvelles, ... parmi celles-ci une série intitulée "Sa Majesté mon       mari" dont il reprend l'illustration assurée jusque là par Albert Uderzo.       Pour "Spirou", il dessina deux histoires du fameux "Oncle Paul", qui fut       pour plusieurs dessinateurs une sacrée école ! ... sous les précieux       conseils d'Eddy Paape. A cela s'ajoute quelques histoires en six, huit, ou       douze planches comme "Tiou le Petit Sioux", "Joe le Toubib", "Les Frères       Fratelli" etc. Roba dessina et créa pendant très longtemps les titres de       présentations de la "Une" de "Spirou". Et puis un jour, c'est le choc : le       grand Franquin l'appelle car il a besoin d'un assistant pour travailler       sur des épisodes de "Spirou et Fantasio" paraissant dans le "Parisien       libéré" : "Tembo Tabou", "Spirou et les Hommes Bulles" et "Spirou et les       Petits Formats", de 1958 à 1960. En 1959, alors qu'il publie un gag par       semaine dans "Spirou", son éditeur lui dit : "Le gag hebdomadaire, c'est       très dur. A la centième planche, vous arrêterez". Il a depuis longtemps       dépassé la millième. Il faut dire que Roba, Franquin, Morris, Peyo et       Tillieux se livrent ensemble à ce qu'ils appellent des "séances de sueur".       En cas de panne de l'un d'eux, les autres passent la nuit chez lui à       trouver des idées et à émettre des calembours infames qui les faisaient       rire comme des baleines ... sauf Morris. C'est dès cette époque que l'on       vit apparaître la toute première arrivée de "Boule et Bill" dans un       "mini-récit" de "Spirou" : "Boule et les Mini-Requins" sur un scénario de       Maurice Rosy. "Boule et Bill" lui sont inspirés par son fils et son cocker       : une paires de bretelles et une tignasse, une truffe bien cirée et quatre       pattes munies de caoutchoucs antidérapants. La vie de "Boule et Bill"       consiste à faire des bêtises dans le jardin, jouer, s'amuser, rejouer et       rentrer faire des bêtises dans le salon. Roba privilégie la gentillesse et       la joie de vivre, et évite soigneusement les nuisances : pas de maladies,       pas d'enterrements, presque pas d'instituteurs. Et c'est sans doute à ce       bonheur sans nuages que la série doit sa longévité : "Boule et Bill",       vedettes de "Spirou", héros de 21 albums chez "Dupuis", viennent       s'installer chez "Dargaud" en 1987 avec le même succès. Roba est aussi le       concepteur des aventures de "La Ribambelle". Dès 1962, il les conçoit       parfois en compagnie de Vicq, d'Yvan Delporte et Maurice Tillieux (pour le       scénario) et de Jidéhem (pour la partie graphique), et de Pomme pour       "Record" en 1962. "Boule et Bill" a été traduit dans 14 langues ! Avouant       sans honte que le monde adulte l'amuse moyennement, Roba, très       sérieusement nommé "Chevalier des Arts et Lettres" en 1992, retourne       aussitôt attaquer le prochain "Boule et Bill". Il a définitivement choisi       son pays et, à certains moments, nous en sommes tous là : bien contents       d'arracher des mains d'un enfant un album de "Boule et       Bill"

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